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Jeroen Poesen, le nouveau CEO de TRIXXO
11 octobre, 2021
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La nouvelle de la nomination de Jeroen Poesen à la fonction de grand patron de TRIXXO a été très bien accueillie. Au sein de TRIXXO comme à l’extérieur, l’annonce de son arrivée a été largement applaudie. Cette forte attention médiatique n’était pas pour lui déplaire. Parce qu’il sait que le marketing et la communication renforcent la marque TRIXXO. Et ce sont justement deux aspects importants de la stratégie qu’il veut mettre en œuvre pour TRIXXO. « Quand les équipes ne connaissent pas les ambitions du PDG, elles ont du mal à comprendre et accepter ses décisions », explique-t-il. Il est maintenant en plein milieu de sa période d’exploration de 100 jours dans une entreprise qu’il décrit comme un groupe confraternel avec un double facteur de différenciation qui doit être conservé.

Comment est née l’idée de ce changement de carrière ?

Je dois dire honnêtement qu’il y a trois ans, quand je suis devenu commandant de la base de Kleine-Brogel, je n’avais jamais pensé quitter l’armée. Ce n’est certainement pas dans la nature d’un militaire. Il faut savoir qu’avec ses 1 500 hommes, Kleine-Brogel est la base la plus importante de l’armée belge. C’était donc un grand défi. Je me suis tout de suite fait un point d’honneur à communiquer largement sur le bon travail qui y est accompli. Non seulement en interne, mais aussi à l’extérieur, dans les communes des environs, auprès des responsables politiques et des chefs d’entreprise. De cette façon, je suis entré en contact avec des entrepreneurs qui ont vu avec quelle passion je dirigeais mon organisation. J’ai d’ailleurs toujours été intéressé par l’entrepreneuriat. Les encouragements de plusieurs grands entrepreneurs comme Fernand Huts de Katoennatie donnent forcément à réfléchir. C’est ainsi que la graine a été plantée et s’est mise à pousser.

Et quel a été le point de basculement pour ce changement d’orientation ?

C’est quand un responsable d’une entreprise limbourgeoise m’a proposé de tâter le terrain dans les cercles entrepreneuriaux. Une semaine plus tard, je rencontrais un chasseur de têtes, et encore une semaine plus tard, je faisais connaissance avec Luc Jeurissen, le propriétaire de TRIXXO. Tout cela s’est fait naturellement et de manière informelle. Je n’ai pas envoyé de lettre de candidature et il n’y avait pas de poste à pourvoir chez TRIXXO, même si Luc mûrissait l’idée d'embaucher un CEO opérationnel depuis un certain temps. C’est ainsi que nous nous sommes associés. Je voudrais aussi souligner que j’ai quitté la Défense avec beaucoup de reconnaissance et par la grande porte. Mais j’ai maintenant l’occasion de concrétiser une envie qui sommeillait en moi depuis longtemps.

Quelles compétences acquises à la Défense pouvez-vous apporter chez TRIXXO ?

Le commandement de l’armée n’est pas seulement formé académiquement ou militairement. Le caractère et les qualités de leader sont aiguisés également. Ces dernières années, j’ai été à la barre d’un gros navire dans des eaux turbulentes, avec plus de 1 000
hommes à bord. Je peux également vous assurer que, déjà auparavant, j’avais acquis une expérience précieuse. Lorsqu’on se rend en Afghanistan pour diriger des soldats en opérations dans des conditions des plus dangereuses, on revient avec beaucoup de compétences humaines. À la Défense, nous avons aussi l’habitude de fournir chaque jour de l’année un travail de qualité avec des ressources limitées, qui doivent de plus être fiables à 100 %. Je crois que j’ai mérité mes galons.

Avez-vous pu insuffler un esprit d’entreprise dans l’armée ?

J’ai toujours essayé d’introduire à l’armée une certaine approche de dirigeant d’entreprise. Nous avions ce que nous appelions un cockpit de management avec plus de 80 objectifs opérationnels. Ils n’étaient pas seulement axés sur le processus de production, mais aussi sur des thèmes auxquels on ne pense pas directement pour une base militaire.

Pouvez-vous nous donner un exemple ?

Quand j’ai commencé à Kleine-Brogel il y a trois ans, nous n’avions ni site internet ni page Facebook. Il était commun de penser que
ces canaux de communication sont inutiles pour la Défense. Eh bien, rien n’est moins vrai. Je me réjouis de voir que, grâce à notre investissement dans ces canaux de communications, la base est aujourd’hui capable de diffuser des messages à des dizaines de milliers de personnes en appuyant sur un seul bouton. C’est utile en interne comme à destination du grand public.

Mais TRIXXO n’est pas l’armée.

Non, mais beaucoup de mes expériences passées seront utiles dans mes nouvelles fonctions. Mon passé de négociateur, par exemple. Je me suis souvent trouvé dans un rôle de négociateur dans des circonstances difficiles, à l’étranger ou dans un cadre diplomatique. Par exemple, avec le statut de diplomate, j’ai été conseiller de l’ambassadeur de Belgique auprès de l’OTAN pendant trois ans. Les discussions portaient sur l’aviation, mais aussi sur la politique nucléaire. Il n’est pas facile d’aligner 30 pays sur une même position. Il faut recourir à des techniques de négociation pointues et parfaitement préparer le sujet. Plus tard, j’ai pu constater que ces compétences étaient très utiles dans les pourparlers avec les syndicats.

Quelle est votre position par rapport aux syndicats ?

J’ai toujours collaboré efficacement avec mon comité d’entreprise. Nous avions pris l’habitude de travailler en bonne intelligence.
Je suis ouvert à leur point de vue et je pense qu’ils le ressentent. Il n’en reste pas moins que je n’évite jamais les discussions difficiles. Je suis celui qui prend les décisions en dernier recours et ils doivent les respecter. Je suis convaincu que si la représentation du personnel peut s’exprimer et est écoutée, il en ressort toujours des améliorations qui bénéficient à toute l’entreprise.

La discipline militaire est très stricte. Les employés de TRIXXO peuvent-ils s’attendre à de nouvelles structures et règles de conduite ?

Un peu de discipline et de structure ne peuvent bien sûr faire de mal à personne. Par exemple, j’apprécie que tous les participants
se présentent à l’heure à une réunion. J’ai déjà perdu beaucoup de temps en étant moi-même à l’heure. Mais je veux d’ores et déjà rassurer mes équipes. Je ne suis pas un militaire de la saga « Die Hard ». D’abord et avant tout, je suis une personne qui a pu réaliser son rêve de jeunesse, celui de devenir pilote. Il se trouve que ce fut dans le milieu militaire. Au sein de la Force aérienne, nous n’étions pas focalisés sur les procédés, mais plutôt sur les résultats. La capacité à atteindre nos objectifs chez TRIXXO est bien plus importante que la façon dont nous y parvenons. Donc, encore une fois, je suis un manager, je suis un leader, mais je ne suis certainement pas quelqu’un qui hurle des ordres.

Vous êtes maintenant aussi le visage de TRIXXO. Êtes-vous fait pour ce rôle ?

Incontestablement. Je pense même qu’il est très important pour une entreprise comme TRIXXO d’être incarnée par une personne identifiable. C’est important pour notre visibilité. L’identité d’une entreprise ne repose pas seulement sur son produit et sa marque, mais aussi sur les personnes qui la représentent. Et une entreprise moderne doit être facilement identifiable. C’est important tant en interne que vers l’extérieur. Si je me présente clairement comme le visage de TRIXXO, tout le monde sait à qui s’adresser. Les messages passent alors bien plus facilement.

Allez-vous rapidement imprimer votre marque sur l’entreprise ?

Je ne veux pas tout chambouler dès mon arrivée chez TRIXXO. Ce n’est d’ailleurs pas nécessaire. J’ai demandé une période de
rodage de 100 jours, et elle m’a été accordée. J’ai maintenant le temps d’observer, d’écouter et de discuter. C’est ainsi que j’apprendrai à connaître les équipes et l’entreprise. Je veux rapidement me rendre compte des « bonnes pratiques » qui sont d’application dans l’entreprise afin de pouvoir les renforcer si nécessaire. Il va sans dire qu’une entreprise en croissance comme TRIXXO doit s’assurer qu’elle repose sur de bonnes bases. Si les fondations sont solides, on peut construire des étages supplémentaires. En soi, TRIXXO a déjà des bases solides. Il ne fait aucun doute que TRIXXO a une forte image de marque. Mais si l’entreprise veut encore se développer, il faudra peut-être renforcer encore les fondations. Je pense ici à des initiatives telles que la TRIXXO Arena et les campagnes publicitaires radio et télé. Et je veux aussi me concentrer sur la cohésion et le renforcement de la direction pour déployer une stratégie cohérente et efficace à travers toute l’entreprise qui se développe constamment.

Le TRIXXO Groupe a l’ambition de doubler rapidement son chiffre d’affaires pour atteindre 500 millions d’euros. Est-ce un objectif réaliste ?

J’en suis convaincu. C’est notre objectif numéro un, à condition que la qualité soit garantie. TRIXXO est une marque forte et
une entreprise unie où il fait bon travailler. Nous devons absolument conserver cet état d’esprit. Mais ce doublement du chiffre d’affaires est un objectif concret. En fait, je pense que nous devrions oser viser encore plus loin.

Quelle est la force de TRIXXO ?

Je ne le dis pas car c’est devenu un lieu commun. Je pense vraiment que TRIXXO est une marque très forte. Elle s’est construite dans un climat collégial et familial, avec beaucoup de chaleur humaine et un enthousiasme sincère. C’est un vrai groupe confraternel avec une grande réactivité et un objectif bien défini. Ce sont ces valeurs qui font la notoriété de la marque, mais aussi notre réputation de qualité.

Une entreprise qui grandit et qui a des ambitions internationales peut-elle néanmoins demeurer un groupe confraternel ?

Je n’ai aucun doute là-dessus. J’en discutais récemment avec une collaboratrice de TRIXXO lors d’une fête du personnel. Elle m’a dit
qu’auparavant, elle connaissait tous les participants à cette fête, mais que ce n’était plus le cas aujourd’hui. Et pourtant, elle avait toujours l’impression de connaître tout le monde. Parce que tout le monde avait le même objectif : travailler pour TRIXXO et, lorsque l’occasion se présente, passer du bon temps avec TRIXXO. Le facteur de différenciation - qui est chez TRIXXO un double facteur de différenciation - est bien présent. Nous ne pouvons pas le négliger, nous devons le préserver et le cultiver. Il n’est pas toujours possible d’expliquer ce qu’est une ambiance familiale. Elle est là, tout simplement.

Comment allez-vous faire connaissance avec les employés ?

J’ai un plan d’action très concret. Je fais partie des dirigeants qui appliquent le principe du « management by walking around » (la
gestion de l’entreprise en rencontrant les collaborateurs sur le terrain). C’est bien plus efficace que de tout organiser derrière un ordinateur. Dans cette optique, je souhaite visiter toutes les agences de TRIXXO dans un certain délai. Dans mes fonctions précédentes, j’avais l’habitude de participer toutes les deux semaines à une réunion avec cinq collaborateurs de terrain. C’est une formule qui m’a permis d’entretenir un véritable dialogue. C’est un concept de petit-déjeuner que je voudrais reproduire ici.

Vous venez d’un environnement hightech. Pouvez-vous également communiquer en langage clair ?

C’est un défi que je veux relever. La communication, ce n’est pas ce que vous dites. C’est ce que votre interlocuteur entend. De ce
fait, il est essentiel d’adapter le message, les méthodes de travail et les instructions. C’est un défi et un point de départ, mais pas un obstacle.

Une grande partie de l’organisation est francophone. Quel est votre niveau de français ?

À la Défense, j’étais considéré comme bilingue. J’ai étudié dans une université francophone pendant un an et j’ai rédigé mon mémoire en français. Lorsque quelqu’un s’adresse à moi en français, je suis toujours ravi de lui répondre dans la langue de Voltaire.

Quelle importance attachez-vous au marketing et à la communication ?

J’y attache une grande importance, tant en interne que vers l’extérieur. Quand les équipes ne connaissent pas les ambitions du
CEO, elles ont du mal à comprendre et accepter ses décisions. Je prendrai toujours des décisions claires et fermes, mais pas avant d’avoir écouté attentivement. Je serai toujours prêt à écouter les idées de mes collaborateurs et ils en tireront toujours tout le mérite. Je déteste les béni-ouioui. Les vérités doivent toujours être dites. J’accepterai les critiques constructives à mon égard. Mais je suis celui qui prend les décisions et j’en assumerai la responsabilité finale. C’est ce à quoi je me suis engagé auprès du fondateur de l’entreprise et je serai à la hauteur de mon engagement. Pour moi, ce n’est pas « un » changement de carrière, mais « le » changement de carrière. Je suis fortement attiré par le dynamisme, le climat et les perspectives de TRIXXO, et j’espère pouvoir travailler avec cette équipe de haut vol pendant de nombreuses années. Toute l’équipe peut compter sur mon implication, ma motivation et mon oreille attentive, je monte à bord avec une énergie maximale !

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